Le bois en miniatures : le joujou de Guy le Charpentier

Guy le Charpentier et sa vièle.

Guy le Charpentier et sa vièle.

A la recherche de notre patrimoine, j’ai découvert une pure merveille : l’atelier de Guy Cauret «le charpentier» à Saint Marien (Creuse)

Guy Cauret nous ouvre son ancien atelier de charpentier dans lequel il a construit et expose en miniatures animées le travail du bûcheron depuis le XIIème jusqu’en 1950 sur le thème : Quelle énergie pour actionner ma scierie?

Trois tableaux répondent :

L'eau jusqu'au XVIIIème siècle et la roue à godets

L’eau jusqu’au XVIIIème siècle et la roue à godets

La vapeur et la locomobile

La vapeur et la locomobile au XIXème siècle

Le pétrole lourd au XXème siècle

Le pétrole lourd au XXème siècle

 

Il nous instruit de son savoir, sa passion, sa minutie, l’amour qu’il prodigue aux bois de toutes essences (qui lui en sont reconnaissants) avec simplicité, convivialité, précision, l’oeil espiègle et le sourire farceur d’un enfant qui s’est bien amusé.

Suivez-moi :

Vous verrez au fil des siècles le travail du bois depuis l’abattage jusqu’à la production de poutres, planches, lambourdes, chevrons, dosses, par des bûcherons, coupeurs, élagueurs, équarisseurs, scieurs de long, et tous les outils nécessaires , haches, scies à buche, circulaire, à ruban, cognées, maillets, coins à fendre en bois, brouettes, masses, serpes, herminettes, passe partout, doloires …

Tous les personnages , tous les outils, à l’échelle de 1/10, sont animés.
Les bruits des machines sont reproduits grâce au souci du détail et à l’ingéniosité de Guy même le moteur du robot électrique entre en jeu !

Il a aussi fait parler le vent en édifiant un moulin pivot.

Et la surprise finale…..son chef d’oeuvre : il vous contera avec détails et humour, sans jamais vous lasser , la création de SA vielle qui «joue» ;  eh oui, le bois est reconnaissant!

Pour ELLE, il aura fallu trouver de l’épicéa de 100 ans d’âge poussé à 1000m d’altitude pour la caisse et écouter la planche d’érable qui chante différemment selon le fil pour le couvercle.

Sur le refrain des « Bruyères corréziennes » vous partirez avec l’impression d’avoir vécu l’instant magique et penserez à revenir pour écouter encore et encore cet insatiable conteur de notre histoire.

 

 

 

 

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